Voilà encore une semaine où j'aurai été absent de la toile. Ca n'a aucun caractère de gravité, c'est juste que j'ai mieux vécu ailleurs, vous savez, dans ce qu'on appelle la vraie vie qui est pleine de bons moments qu'on s'abstient de raconter sur la toile ! Les robots en savent déjà trop sur notre compte !

Pas la peine de leur dire qu'on a donné un concert de chants de Noël dans une maison de retraite, qu'on a entendu avec plaisir quelques lectures de la conférence "Rions un peu avec Rimbaud" avec une déclamation par coeur du "Bateau ivre" et de trois autres poèmes à tomber par terre. Merci, sieur Emmanuel !

Pas la peine de parler de l'atelier d'écriture écourté pour cause de repas amical dans le même quartier mardi soir. Ca vous intéresse aussi, Messieurs G**gle et autres, de savoir qu'on respecte la tradition du Nord de la France et qu'on fabrique ici des gaufres flamandes à partager en famille ? Que, pendant la cuisson, on écoute ses disques des Frères Jacques ? Ca c'était mercredi. Qu'on a rejoué le jeudi le gambit écossais, ce qui est quand même assez gonflé face à un partenaire plein d'allant depuis que le Sade rennais football club est remonté à la quatrième place ? Qu'on s'est rendu le vendredi soir à un potlatch d'anniversaire au cours duquel on vous a filé une guitare dans les pattes et on vous a demandé d'accompagner une chorale improvisée qui a pondu des paroles sur l'air de "La Tristitude" d'Oldelaf ? Qu'on est revenu après à pied dans la nuit sur une route coupe-gorge située dans Rennes même (je ne dirai pas où elle se trouve ça pourrait donner des idées aux frères Rapetou du gouvernement !) ?

Qu'on est allé voir ce dimanche "Shaun le mouton" dans "La Ferme contre-attaque" à l'Arvor et qu'on y a encore été le seul à rire ? Et surtout que les autres quelques soirs libres de la semaine on a regardé sur Arte en replay les épisodes 1 à 5 de "Vanity fair", cette série anglaise adaptée du roman de William Makepeace Thackeray (qui est aussi l'auteur - on l'ignorait - des "Mémoires de Barry Lindon ") ?