Ma mère me disait :

« Il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas
Mais chaque fois
On revient toujours
A l’Amour-mariage ».

Je dirais même plus :
« Filles de Garches, (Enfant de Puteaux),
Descendez l’escalier,
Du country dans les yeux,
Un seul cheval à la fois !

Il faut rendre au diable son violon !
Si le cœur vous en dit
Suivez le grand chariot
Où sont mes camarades
Et Moïse
Jusqu’à Tijuanaco

Au mois de mai, au mois de l’amour
Parmi les Ophélies
C’est
La fête des amis du clair de lune !
C’est Mexico, mon vieux !

Et quand vient la musique
Buvons à la santé
Du Fiancé de printemps :
Hyacinthe pour Frida
Emiliano Zapata pour Marie des Bruyères
Un loup au cœur tendre pour Émiliana
Et un Mohican pour Jeanette

Et moi,
Parce que je ne crois plus en Dieu,
Je marcherai jusqu’au vieux chêne
Avec l’homme qui vola les étoiles
Et la conversation du dernier éléphant

Allons ! Traverse
La rivière,
Le chat !

L’évasion
L’alouette
L’émigrant
Et les filles (et les filles !)
Ils font chanter le monde
Dans un tonneau de vin !

Emmène-moi
Dans la montagne !

Si j’y entends l’oiseau,
Ce sera la sieste à l’ombre :
C’est ma passion.

Tout ça
C’est pas ma faute :
Pendant qu’j’étais pas là
Ma femme
Devinez
A pris
Un aller simple
Pour
La visite
D’un mur à Jérusalem.

Là-bas elle
Prie pour ton salut
Sous le signe du lion.


Poème composé hors ateliers avec des titres
de chansons de Gilles Dreu le 7 octobre 2019.

Merci à l'oncle Walrus de nous avoir remis cet interprète en mémoire
et à l'INA de partager des images de cetteépoque folle !