30 septembre 2019

LE COMITÉ DE BRADERIE ENVOIE LA CHANSON !

 Le Comité de braderie envoie la chanson !

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On a l’impression que tout sourit au Comité de braderie de Villejean cette année ! Le vide-grenier du 1er septembre dernier a été ensoleillé de bout en bout et les bradeurs et chineurs, très nombreux, se sont montrés satisfaits de cette journée. Le premier concert de chanson française qui a suivi, le 14 septembre, a été lui aussi très réussi. Comment ? Le comité de braderie chante et enchante ? Ce n’est pas tout à fait ça mais il y a de ça. Un point d’histoire et un petit laïus d’économie solidaire sont nécessaires ici.

Un bilan positif
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Depuis trois ans maintenant la braderie de Villejean est organisée par un groupe de bénévoles de «Rencontre et culture» l’association qui gère la Maison de quartier de Villejan. Ils sont bien sûr très activement soutenus par l’équipe professionnelle de la MQV pour tout ce qui concerne la logistique, l’accueil, le matériel, l’entretien et la comptabilité ainsi que par des adhérents du secteur jeunesse.

Du côté des recettes cette action braderie rapporte le montant des inscriptions des bradeurs et les revenus de la cafétéria. Côté dépenses il faut compter la location de la sonorisation, les boissons, les heures supplémentaires du personnel de la MQV et aussi bien sûr la SACEM pour la diffusion de la musique. Bon an mal an il se dégage ainsi chaque année un bénéfice d’un millier d’euros.

Réinvestir les bénéfices

Que faire de cet argent ? Il a été convenu que le Comité de braderie, collectif interne à l'association Rencontre et culture, avait un espace d'implication et de décision qui lui permettait, en quelque sorte, de le réinvestir. Des membres du groupe ont suggéré l’idée d’organiser des concerts à tarif peu élevé pour que les familles modestes du quartier puissent en profiter. Cette initiative sympathique, acceptée par tous, est entrée dans sa phase de réalisation en ce début d’automne 2019. 

Des concerts pour pas cher du tout

Le quatorze septembre dernier était donc proposé aux Villejeannaises et Villejeannais un concert dont le prix d’entrée avait été fixé à… un seul tout petit euro ! Difficile de faire moins cher sur la place de Rennes ! On pouvait aussi, préalablement à ce spectacle, consommer galette-saucisse, crêpe et boisson pour quatre euros. On n’arrête plus cette équipe d’hyperactif.ve.s qui a assuré l’accueil, la billetterie et le service de 58 repas payants. 

Il y avait deux groupes à l’affiche et la tonalité était à la bonne humeur. En première partie, les mA2R1 d’O douce, la chorale des retraités de l’Université de Rennes 1, a présenté son anthologie de chants de marrants qui va de Boby Lapointe aux Frères Jacques en passant par Georges Brassens et Graeme Allwright.  

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Les 68 spectateurs payants ont ensuite eu droit à « Singing sous the pluie », un spectacle du trio comique « Am’nez zique et les Biches » consacré aux chansons météorologiques. Toutes les chansons qui parlent du temps qu’il fait auraient, selon eux et elle, été écrites par des météorologues. Albert Simon et sa grenouille seraient les auteurs de «La Gadoue», Alain Gillot-Pétré aurait écrit «Quand le soleil entre dans ma maison», etc. Le public a bien ri de ces textes de liaison un peu barges et de certaines chansons théâtralisées comme «Le parapluie» «Boum» ou «La Saint-Médard», interprétées avec décalage mais aussi avec respect.

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Deuxième acte : Mémé les Watts

Mais ce n’était qu’un début ! Un deuxième concert est prévu le samedi 9 novembre vers 20 heures. Cette-fois ci le Comité a mis le paquet en invitant un groupe de Laval qu’il ne faut absolument pas rater. Il s’agit de Mémé les Watts. Pierre Bouguier, son charismatique guitariste-chanteur, entraîne le groupe dans une revisite rythmique de la chanson française du siècle dernier.

Comme il l’écrit lui-même « Le quartet réarrange Bourvil aux arômes funky, Luis Mariano à la sauce caribéenne, Berthe Silva teintée de pop, Yves Montand de rock. Les quatre compères aiment faire (re)découvrir ces textes intemporels par la diversité de la musique actuelle. »

Ce concept de musique rétro-actuelle devrait enchanter le public. Même si, financièrement, ces concerts à un euro sont déficitaires – le but n’est pas de gagner de l’argent mais d’en dépenser pour le bien de tous - le Comité de braderie sera évidemment aux anges si les 250 places de la salle de spectacle de la Maison de quartier sont occupées ce soir-là. Notez donc cette date sur votre agenda et venez nombreux assister à cet événement festif. Nous le ré-annoncerons ici fin octobre.

Peut-être aurez-vous ensuite la chance, l’année prochaine, de bénéficier au même endroit d’un spectacle avec la comédienne Corinne Masiero ou d’une avant-première d’un film de Ken Loach en présence du réalisateur ? Ce sont là les rêves secrets de certaines dames du Comité de braderie et nous leur souhaitons qu’ils soient exaucés un jour !

Vous pouvez également rejoindre les rangs de ce collectif qui sait, comme le montre la première de nos photos,  «envoyer la chanson» mais aussi bien s’amuser ensemble !

Joe Krapov

Crédits photographiques : 1 et 2 : Joe Krapov ; 3 : Eliane Chevreux ; 4 : Basu Tallur.
Vidéo de Mémé les Watts : Nevascanim.

Ecrit pour Histoires ordinaires/Villejean le 29 septembre 2019.


29 septembre 2019

Le Concerto pour violoncelle et cordes RV 412 d'Antonio Vivaldi

Le dimanche, désormais, je colle ici des morceaux de musique ou des chansons entendu.e.s avec plaisir dans la semaine.

Je commence par ce concerto de Vivaldi découvert à l'instant.

Il est en fa majeur (on s'en fout, Joe Krapov !) et il est interprété ici par Harriet Krijgh et l'Amsterdam sinfonietta sous la direction de Candida Thomson. 

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Belyscendre - Les Métamorphoses

Je reçois chaque mois du site "Partitions de chansons" une liste du mois de partitions musicales diverses (classique, traditionnel, variété).

En consultant la première de celles qui m'intéressent, "Amis buvons" (;-)) je tombe sur une vidéo d'un groupe folk inconnu de moi, Belyscendre, qui oeuvre dans la veine de Malicorne. De fil en aiguille je me retrouve avec "Les Métamorphoses" qui est bien jolie aussi ma foi et simple à mettre dans sa guitare. A chanter à plusieurs voix, c'est sûr, ce sera plus dur !



Et en publiant ce billet, je tombe sur une vingtaine de chansons du groupe ! C'est Noël et c'est ici !

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L'Attisée - Chanson des métamorphoses

Wwilfing ? Qejetdcing ? Qu'Etais-Je En Train De Chercher ?

Cette thématique des métamorphoses rappelait quelque chose à Marina B. En cherchant une éventuelle version de Tri Yann (autre que La blanche biche ?) voilà que nous arrivons chez l'Attisée, groupe québécois tout aussi agréable à entendre. 



Une "plaisante liste" de dix morceaux de ce groupe est ici.

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28 septembre 2019

PÉPLUM NÉERLANDAIS

Un quidam en tandem qui fredonnait «Padam Padam», une chanson de la môme Edith, a roulé sur un vieux condom et fait «boum» sur le madadam.

Comme on s’abîme sur le bitume, il s’est déchiré le sternum, le duodenum et le rectum ! On l’a requinqué d’un coup de rhum, il a regagné son harem – il était adepte de l’islam et plutôt du genre polygame – et s’il se dope au magnésium il pourra disputer bientôt le grand criterium d’Amsterdam. On lui souhaite de battre Tom et de vivre vieux comme Mathusalem !

Mais si des suites de sa chute il s’en venait à décéder, nous on n’est pas chiens, à Haarlem : on lui chantera ad libitum un requiem !
 



Ecrit pour le Défi du samedi n° 578 d'après cette consigne : quidam

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26 septembre 2019

Sur la plage de Penn Enez à Landéda (Finistère) le 10 août 2019

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Pendant que M. Krapov lit l'intégrale des nouvelles de Marcel Aymé sur la plage,
Mme Bourgeoizovna est dans l'eau en train de pratiquer son longe-côte... idien !
Si, si c'est elle, le petit point !

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Autour de Plouguerneau (Finistère) le 10 août 2019 (1)

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La dernière après-midi, nous avons randonné de la plage de Saint-Cava à la baie de Kerjégu et retour, secoués par un vent innommable mais ébahis par les couleurs de la mer et la splendeur de cette côte.

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25 septembre 2019

CINQ ANAGRAMMES A QUATRE MAINS

N 85-27 Salzburg II 11Ame de Salzburg, l’été, indicible, intouchable, imperceptible à l’imperméable que j’étais en 1985 !

Le passage en Autriche s’est effectué à l’issue d’un périple foldingue dans une Tchécoslovaquie encore communiste à l’époque. Nous y avions erré sans planification quinquennale ni préalable de nos lieux de séjour. Nous étions allés de camping improbable avec feu de camp collectif à deux mètres de votre toile de tente en camping avec taxe de luxe, comme au Monopoly, pour les étrangers en passant par pas de camping du tout, une nuit en pleine campagne à dormir à trois dans une Fiat Panda !

Lorsque nous sommes arrivés dans ce camping autrichien en bordure d’un très beau lac, le gérant allait fermer ses portes. On s’est inscrits en vitesse et on est allés se baigner. Je me souviens très bien de la fête de la bière qui a suivi de l’autre côté du lac, du feu d’artifice et du rangement des chaises métalliques à quatre heures du matin.

De Salzburg j’ai gardé souvenir d’enseignes surchargées, hélas photographiées en noir et blanc. Nous avons croisé Simone Weil et surtout nous n’avons même pas cherché à voir le Mozarts Geburtshaus, La maison natale du petit génie Wolfgang Amadeus. C’est que je préférais alors Vivaldi et les Beatles. Il aura fallu que je voie « Amadeus », le film de Milos Forman, un Tchèque sans provisions, pour que je me mette à apprécier la reine de la nuit, le concerto pour clarinette, le requiem, bref, le beau legs de Mozart.

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La vie en rose, à part dans sa belle robe d’anniversaire, celle avec laquelle elle a posé pour le tableau peint par son oncle Eugène Amaury-Duval et conservé au Musée des Beaux-Arts de Rennes…la vie en rose, la vie heureuse, la vie joyeuse, Isaure Chassériau ne l’aura pas connue.

Est-ce son père, Adolphe Chassériau, le libraire-éditeur aux expériences foireuses qui lui a donné l’exemple d’une vie triste ? Je crois me souvenir qu’il a fini par s’exiler en Amérique du Sud et qu’il y est mort jeune, laissant la maman d’Isaure, Emma-Antigone Duval, veuve, parisienne et salonnarde, vivre de leçons de piano, de confection de sacs et bijoux et surtout d’un remariage réussi avec un député vendéen, M. Guyet-Desfontaines.

Le mariage d’Isaure Chassériau avec un militaire devenu percepteur, Alfred de Brayer, fut un réel échec. Les jeunes gens ne s’entendirent pas, ils se séparèrent et Isaure la neurasthénique abandonna sa vallée de larmes à l’âge de 35 ans.

Toute cette somme d’informations perdues, toute cette histoire parallèle ou perpendiculaire à la ville de Rennes dont tout le monde se fiche éperdument aujourd’hui, Joe Krapov et moi-même nous demandons parfois si on ne l’a pas inventée, si cette existence fut réelle ou si on l’a rêvée.

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« Le Bateau ivre », moi, je n’ose plus le lire, ce texte !

Je connais deux personnes à Rennes qui savent ce poème par cœur et, je dois l’avouer, elles me font peur toutes les deux. Il faut, pour apprendre ce truc, être à mon humble avis aussi fou que l’auteur, ce jeune provincial fugueur de seize ans monté à Paris pour le réciter devant un cénacle de poètes ébahis qu’il ne mit pas longtemps à agresser de sa folie de punk à chien sans chien des Ardennes. Oui, c’est ça, Jean-Nicolas-Arthur Rimbaud !

Et pourtant ce n’est pas l’envie qui me manque de l’enregistrer à mon tour. Oui, derrière Gérard Philipe, derrière Léo Ferré. Tout est possible, tout est réalisable et sur ma chaîne Youtube la vidéo postée r moi qui a le plus de succès est une interprétation déglinguée de « La Patrouille des éléphants » extraite du « Livre de la Jungle » de Walt Disney.

Autant dire que je ne risque rien à le faire sinon à m’effrayer moi-même d’avoir osé toucher du doigt et de la voix cette beauté virale.

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Serge Gainsbourg ! On pourrait dire aussi, à la façon du dictionnaire : Gainsbarre, Serge : provocateur des années soixante à quatre-vingts du XXe siècle qui a fait fortune en vendant de la chansonnette en art mineur, alors que toute sa vie, à l’instar de Ludwig Van Beethoven, il a cru qu’il faisait de la peinture.

Mais pas la peine de se prendre la tête de chou à propos de cet homme-là, de son « soixante-neuf année érotique », de sa « Marseillaise » en reggae, de son « Je t’aime moi non plus », de son roman « Evguénie Sokolov », de sa façon de brûler un billet de cinq cents francs devant les caméras de la télévision ou du fait de filmer des petites filles toutes nues qui courent sur une plage pour illustrer un clip de Renaud.

On connaît moins le cinéaste qui a transposé dans « Equateur » avec Francis Huster le roman le coup de lune de Georges Simenon.

Et moi je l’aime bien pour ça, pour sa « Javanaise », pour son « Accordéon », pour son « En relisant ta lettre », pour sa couleur café pour ses petits papiers et même ses sucettes à l’anis, sa poupée de cire, sa poupée de son, sa situation sous le soleil exactement. Bien plus pour ses chansons que pour ses provocations notoires ou ses grabuges ignorés.
 

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Le chant des sirènes monte dans le jour. C’est le premier mercredi du mois et il est midi.

Mais pourquoi ne les entends-je pas ? Pourquoi ne les entends-je plus ? Non seulement je suis attaché au mât du navire Terre en grande perdition pour cause de réchauffement climatique, de populisme et de guerres larvées ou déclarées à tous les étages mais en plus je deviens dur de la branche, sourd comme un pot, malentendant comme un Tryphon dans un champ de tournesols appartenant à M. Van Gogh ?

Le chant des sirènes monte dans le jour. En février prochain François-Ulysse en prendra pour son grade et ça bardera pour Pénélope !

Je ferai une croix sur une partie de mon odyssée. On couchera le roi de Sabolie et j’abandonnerai dans un coin de ma mémoire ces jolis paysages de la Sarthe avec l’abbaye de Solesmes, les pénichettes et les barques amarrées devant dont j’aimais tant les tendres chaînes.

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 24 septembre 2019
d'après la consigne ci-dessous