2019 01 31 Madeleine-Lemaire---Five-o-clock-dans-le-salon-des-dame

Salon de Madame Verdurin, salon de Madame Guyet-Desfontaines, maman d’Isaure Chassériau, ou salon du duc de Chaulnes à Paris.

Il est tout à fait possible qu’en ces lieux très feutrés, un jeune comte un peu fou, fringant, plein d’avenir, soit tombé amoureux d’une jolie princesse russe qu’on a épousée pauvre à seize ans et demie et qu’on a enfermée dans un rôle de mère en un château sarthois où elle subit la coupe d’une duchesse austère, la mère de son mari, proche de religieux de l’abbaye voisine et papesse en puissance.

Il se peut que la jeune femme, native du signe du scorpion, ne soit pas restée insensible à l’entregent de ce jeune homme. J’entends d’ici monsieur Aurélien Scholl, journaliste railleur jouer avec les mots et parler d’entrejambe plutôt que d’entregent.

Il se peut que plus tard le jeune comte de D. lui casse un peu la gueule pour s’être ainsi moqué et, quatre années plus tard, pour cause de récidive, le reblesse en duel.

Nous n’en sommes pas là dans ce joli salon. Et pas rendus non plus dans la ville de Florence où l’officier italien offrira à la jeune princesse un poème recopié qui servira de preuve à ce que n’imaginent pas les parvenus de province : aucune loi d’interdit de draguer au salon, de proposer la botte, de soûl sôul soupirer sous le balcon con con comme Roméo ou comme Christian dans Cyrano, bref de marivauder dans le monde !

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean du mardi 29 janvier 2019 d'après la consigne ci-dessous.