1er décembre : Sainte Florence

pontevecchio_4

Sainte Florence a vécu à Firenze en Italie de 163 à 200 après Jésus-Christ.
Elle vendait aux touristes de passage sur le vieux pont au-dessus de l’Arno des reproductions en plâtre réalisées par elle-même du vieux pont au-dessus de l’Arno.

Le vieux pont au-dessus de l’Arno était déjà à l’époque couvert d’échoppes pittoresques et les vieux ponts de Firenze sculptés par Florence étaient sculptés de manière si minutieuse que l’acheteur trouvait parfois sa reproduction en miniature sous forme d’un acheteur achetant un souvenir devant l’éventaire sculpté de Dame Florence sur le vieux pont de Firenze.

Cette mise en abyme déplut fortement au potentat local qui détestait qu’on lui parlât avec des mots dont il ignorait l’orthographe. Pour la peine il fit couper les doigts de la main droite de la petite artiste.

De ce fait Sainte-Florence est devenue la patronne des donneuses de leçons de piano, ce dont Jane Campion s’est souvenue pour obtenir la Palme d’or au Festival de Cannes il y a longtemps déjà (1993).

Sainte Florence a été canonisée à Navarone en 1943.

Le dicton du jour : «A la sainte-Florence, si tu n’as pas de frigo et si ton beurre n’est pas rance, c’est que l’hiver est en avance».


4 décembre : Sainte-Barbara

Sainte-Barbara a vécu à Nantes de 163 à 200 après Jésus-Christ.

180705 Nikon 031

Elle vendait aux touristes de passage et aux autochtones du coin, dont Jean-Louis Jossic, un des chanteurs des Tri Yann, des parapluies téléscopiques. Elle avait son échoppe dans cette rue de Nantes où il y avait déjà le restaurant « Un amour de pomme de terre » et où je ne vais plus depuis qu’ils ont retiré du menu la planche ch’ti avec le Maroilles fondu par-dessus des patates.

Si elle vendait des parapluies, c’est qu’il pleuvait déjà beaucoup sur Nantes à l’époque. La jeune et jolie Barbara attirait d’ailleurs l’attention du chaland qui passait en lançant à tout venant de sa jolie voix « Il pleut sur Nantes ».

Elle eut maille à partir un jour avec un marin qui prétendait l’avoir connue rue de Siam à Brest. C’était aussi un jour de pluie – Mais si, rappelle-toi, Barbara ! – et le marin lui avait acheté, pour son capitaine, un parapluie auquel il s’avéra qu’il manquait une baleine. Le lendemain l’équipage était parti en mer pour aller en pêcher une. A cause de ce parapluie défectueux, le capitaine, un dénommé Achab, avait eu un gros pépin, il y avait laissé une canne et n’avait pu décrocher la palme d’or au festival de cinéma de l’île de Groix. On lui avait juste décerné le raton laveur d’honneur, ce qui lui avait fait une belle jambe.

Lassée d’avoir affaire à de tels scaphandriers d’eau de vaisselle, Barbara se reconvertit dans la fabrication et la vente de lingerie féminine.

Sainte-Barbara a été canonisée dans l’île de Beauté en 1962.

Le dicton du jour : « A la Sainte-Barbara, si tu ne te rappelles pas, c’est que tu as oublié. »


26 décembre : Saint-Etienne

Saint-Etienne a vécu dans la patrie de Bernard Lavilliers de 163 à 200 après Jésus-Christ.

AEV 1819-08 Rocheteau aa183

Il vendait des chaudrons et des boucliers arvernes aux touristes de passage, surtout à un petit Gaulois blond et irascible et à son copain juste un peu enveloppé.

C’est dans un de ces chaudrons que le peintre italien Véronèse a confectionné la couleur verte qui a fait sa célébrité. « Allez ! Lé vert ! Allez ! Lé vert !! » hurlait-il en brandissant son pinceau et son enthousiasme au-dessus de sa tête, les deux bras levés.

Photo de Dominique Rocheteau empruntée à L'Equipe

Avant d’être canonisé lors d’un pénalty au parc des Princes en 1976, Etienne a terminé sa vie en se prenant un coup de boule de Bernard Lavilliers lors d’une baston à la sortie du bal des Hauts-fourneaux en 200 après Jésus-Christ.

Le dicton du jour : « A la saint-Etienne, Etienne, Etienne, tiens le bien sinon Guesch pâtit !

Etienne est le saint patron des alcooliques misogynes qui ne manquent jamais d’entonner « A la tienne Etienne, à la tienne mon vieux » lorsqu’ils trinquent.


15 décembre : Sainte Ninon

Le dicton du jour : « A la Sainte Ninon tu ne dois dire ni « kiwi » ni « Ninon » sinon t’as perdu ! »

 

AEV 1819-08 Ninon_de_Lenclos_by_L

Sainte-Ninon a vécu à Domrémy de 163 à 1431 après Jésus-Christ qui lui a vécu ailleurs à partir de 33 ou 34 avant Jésus-Christ, c’est compliqué.

La jeune et jolie Ninon gardait ses moutons dans l’enclos à eux réservé de la ferme parentale.

Le 12 mai 1431, lorsqu’elle vint s’asseoir à table pour le repas du soir, elle annonça à ses vieux qu’elle avait entendu des voix célestes et qu’elle allait s’engager dans l’armée pour bouter les Anglois hors de France.

Les parents comprirent qu’elle était tombée victime de la maladie de la brebis folle et qu’il allait falloir l’abattre avec tout le troupeau. Ce qui fut dit fut fait.

Elle fut canonisée par erreur et par Saint-Etienne qui, encore une fois ivre ce jour-là, l’avait confondue avec Sainte Jeanne d’Arc.

Sainte-Ninon est la patronne des gens dont l’Histoire oublie toujours le nom : le soldat inconnu, le coureur de Marathon, le fier Sicambre qui courbe la tête à Soissons pour se retrouver dans la vase une fois que Clovis lui a assené un coup de sa francisque, toi, moi, vous, nous.

Sauf que nous on n’en meurt pas de ne pas être aussi célèbre que le kiwi qui rapporte vingt deux points minimum au scrabble.

Ah zut ! J’ai écrit « kiwi » j’ai donc perdu !


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 13 novembre 2018
à partir de la consigne ci-dessous