Demain les cabots
Veilleront en bord de mer
Sur l’éternité

Les hommes seront absents,
Envolés à tout jamais.


Cabotins mondains,
Ronds comme des Botéro,
Leur fête est finie

Les lumières sont éteintes
L’humanité est défunte.

171823 chien bottes


Sculptures laissées
Par les grands dispariteurs,
Les bottes, liées,

Feront sourire à jamais
Les oiseaux et les insectes


Comme ils ont marché
En tous sens, ces arpenteurs
De planètes rondes

Combien de tours, comme Ulysse,
Avant de rentrer chez eux ?


Pénélope attend
Bien plus belle que jamais
Le guerrier fourbu

Il en a, dis, plein les bottes
Et ses guerres sont perdues !


Ô, chienne de vie !
Pourquoi cesses-tu un jour,
Civilisation ?

Qui enterrera, et où,
Le dernier de tous ces hommes ?


Demain les cabots
Qui se nourrissent de pluie,
De vent et semelles

Resteront droits dans leurs bottes
A rire de ces nabots !


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 3 avril 2018 

d'après la consigne ci-dessous