Voici l'époque des cartes de voeux. Marina Bourgeoizovna dont le réseau relationnel est plus étendu que le mien en a reçu une de sa prof de taï chi. A vrai dire c'est plus une lettre de voeux qu'une carte. Elle débute par un poème qui s'intitule Ode à la vague. J'entreprends de le lire et je commente, une fois arrivé en bas de la page : "Elle devrait venir à mon atelier d'écriture. Elle écrit vachement bien !"

- Ce n'est pas d'elle, c'est de Néruda.

Zut ! Il y a un verso à la feuille et effectivement, sous la suite du poème on lit la signature du poète chilien. Tu viens nous rejoindre quand tu veux, Pablo !

Quand je vous disais que je devrais me taire plus souvent !

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Ode à la vague

Encore une fois
mon vers se tourne
vers la vague.

Je ne puis m’empêcher
de te chanter,
mille fois mille,
mille fois, ô vague,
fiancée fugitive de l’océan :
vénus verte,
élancée
tu hisses ta cloche,
et de là-haut,
tu laisses tomber
des lys.