22 novembre 2017

CONSIGNE D'ECRITURE 1718-09 DU 21 NOVEMBRE 2017 A L'ATELIER DE VILLEJEAN A RENNES

Le blog en forme d'abécédaire

AEV 1718-09 alphabet

 

Vous rédigez plusieurs billets pour un blog de forme « abécédaire ».

Le titre de chaque billet est bâti sur le modèle suivant : A comme..., B comme....
Le billet ne fait pas plus de quinze ou vingt lignes.
Choisissez parmi les thèmes proposés ci-dessous ou ceux qui vous viennent à l’esprit.

A comme Arthur
B comme brumes matinales
C comme coulisses
D comme dés
E comme édification
F comme Finlande, fête ou fainéant
L comme Léon, Lagaffe ou lumière
M comme maison de poupée, montagne ou mec
N comme notaire, nationalité, Nathalie
O comme océan, or ou onze
P comme père, parapluie ou patrimoine
Q comme questions existentielles
R comme rouge, retard ou regrets
S comme stupeur et tremblement
T comme temps, traduction ou théâtre
U comme une vie, une semaine ou universel
V comme vertige, voyage, vieux ou vandale
W comme wagon de train

Mais où vas-tu chercher pareilles idées de consignes d'écriture, Joe Krapov ? ;-)

Posté par Joe Krapov à 10:17 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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O COMME ODALISQUE

171122 jeringres17C’est dingue, quand même, l’évolution des moeurs, des hashtags et de l’art occidental ! Prenez les odalisques par exemple. Madame Wikipe, la pédiatre, nous apprend plein de choses à leur sujet.

On en a peint des tonnes au XIXe siècle. Des tas de dames toutes nues qu’on exposait au salon. Par exemple « La grande odalisque » d’Ingres, un peintre qui était tellement miraud qu’il a cru toute sa vie qu’il jouait du violon alors qu’il faisait de la peinture !

171122 jeringres16«L’Olympia» de Manet c’est une odalisque. Ce n’est pas, comme certains le croient, Rika Zaraï qui se repose dans sa loge avant son tour de chant dans le music-hall de Bruno Coquatrix. Et il y a «le bain turc», d’Ingres encore, plus fort de café que le café du même endroit.

Tous ces tableaux représentent en fait l’intérieur d’un harem. Vous vous rendez compte ? Voilà un mec, appelons-le le sultan, il ne nous répondra pas, il a droit à une favorite différente chaque soir dans son lit. Et ce n’est même pas une odalisque : les odalisques sont les femmes de chambre des concubines.

OK pour la polygamie ! Les Japonais plient leurs feuilles de papier comme ils veulent mais toutes ces dames au salon sont en fait des esclaves. Des esclaves sexuelles ! Bonjour les mœurs des étrangers et celles, sous couvert d’orientalisme, de la bonne bourgeoisie française !

Aussi m’étonné-je, en cette période de décochage de flèches féministes sur la toile et ailleurs : pas un seul décrochage de toile au musée, pas une dénonciation, pas un mot de repentance, pas un seul hashtag #balancetonpeintredodalisque !

Mieux que ça, des provocateurs belges – j’ai les noms ! – nous lancent le défi d’écrire à la fois sur les odalisques et sur les obélisques à partir d’une photo de celui de la Concorde recouvert d’un préservatif géant !

De deux choses l’une : soit je ne comprends rien à l’art, soit je comprends tout à la Belgique !

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Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean
le mardi 21 novembre 2017 d'après la consigne ci-dessus.

U COMME UKULELE

UpDuck-18-11-17

Forcément, une invitation comme celle-ci ne se décline pas, même en latin ! Cela s’appelle « Up duke », cela pourrait signifier « Levez-vous, Monsieur le duc ! » mais c’est traduit par « Un poil d’uke », uke étant l’abréviation d’ukulélé.

Ca se passe dans un café associatif rennais, l’Ubuntu, rue de la Bascule. J’ai raté la première session mais j’y suis allé samedi pour la deuxième avec mon ukulélé de couleur rose. Il y avait là Louise, Iza, Marianne, David, Cécile, Carl et Mickaël venu spécialement de Brest. On a joué beaucoup de morceaux anglais du genre improbable : « Ain’t she sweeet », « Rainbow connection » (de Kermit la grenouille !), « What’s up » de Four non blondes, « Harvest moon » de Neil Young, « On a coconut island » de Louis Armstrong.

J’avais amené « Couleur café » de Gainsbourg pour ses quatre accords simples. J’ai entendu « Il en faut peu pour être heureux » du Livre de la Jungle, « Belle des champs » de Richard Gotainer. J’ai chanté « Salade de fruits » et « Le petit bal » de Bourvil et je me suis taillé un franc succès de rigolade avec mon « Vieux geek toi-même !» un pas de sept dont j’ai réécrit les paroles.

Ca me fait plein de morceaux à répéter pour le prochain rendez-vous de janvier mais quel pied c’était, ce moment de surréalisme musical rennais !

« On a coconut island »! Moi, vous me connaissez, il m’en faut peu pour être heureux. De savoir qu’une telle proposition existe, ça me met du baume au cœur pour 117 années supplémentaires !


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean 
le mardi 21 novembre 2017 d'après la consigne ci-dessus.

Posté par Joe Krapov à 10:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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