171122 jeringres17C’est dingue, quand même, l’évolution des moeurs, des hashtags et de l’art occidental ! Prenez les odalisques par exemple. Madame Wikipe, la pédiatre, nous apprend plein de choses à leur sujet.

On en a peint des tonnes au XIXe siècle. Des tas de dames toutes nues qu’on exposait au salon. Par exemple « La grande odalisque » d’Ingres, un peintre qui était tellement miraud qu’il a cru toute sa vie qu’il jouait du violon alors qu’il faisait de la peinture !

171122 jeringres16«L’Olympia» de Manet c’est une odalisque. Ce n’est pas, comme certains le croient, Rika Zaraï qui se repose dans sa loge avant son tour de chant dans le music-hall de Bruno Coquatrix. Et il y a «le bain turc», d’Ingres encore, plus fort de café que le café du même endroit.

Tous ces tableaux représentent en fait l’intérieur d’un harem. Vous vous rendez compte ? Voilà un mec, appelons-le le sultan, il ne nous répondra pas, il a droit à une favorite différente chaque soir dans son lit. Et ce n’est même pas une odalisque : les odalisques sont les femmes de chambre des concubines.

OK pour la polygamie ! Les Japonais plient leurs feuilles de papier comme ils veulent mais toutes ces dames au salon sont en fait des esclaves. Des esclaves sexuelles ! Bonjour les mœurs des étrangers et celles, sous couvert d’orientalisme, de la bonne bourgeoisie française !

Aussi m’étonné-je, en cette période de décochage de flèches féministes sur la toile et ailleurs : pas un seul décrochage de toile au musée, pas une dénonciation, pas un mot de repentance, pas un seul hashtag #balancetonpeintredodalisque !

Mieux que ça, des provocateurs belges – j’ai les noms ! – nous lancent le défi d’écrire à la fois sur les odalisques et sur les obélisques à partir d’une photo de celui de la Concorde recouvert d’un préservatif géant !

De deux choses l’une : soit je ne comprends rien à l’art, soit je comprends tout à la Belgique !

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Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean
le mardi 21 novembre 2017 d'après la consigne ci-dessus.