Ils sont là, les cousins, encore dehors devant l’édifice religieux. Il est 14 heures 30. On a un quart d’heure de retard et le curé aussi. Roger, le fan absolu de Johnny Hallyday – si, si, ça existe ! – nous signale un parking plus loin à gauche. Sauf qu’on rate l’entrée. Retenez ça, tiens ! Un peu plus bas dans l’allée de Bellevue, il y a un gars qui quitte son stationnement. On prend sa place. On se change. Ben oui, vous avez raté le strip-tease des Krapov au Perreux! Je zappe les souliers vernis et garde les pieds nus dans mes sandalettes. Tant pis, il fait trop chaud et ce n’est pas moi qu’on va regarder, c’est le marié ! En revenant vers l’église je vois que le stationnement dans ce secteur est payant mais il n’y a pas de borne et on est samedi, le jour où c’est gratuit.

Tout le monde est entré, la messe est commencée. L’église est surchauffée. On avait 29° dans la voiture et ici ça doit le faire aussi. Tout le monde s’évente avec les paroles des cantiques, se lève, se rassoit, se donne la main, va communier, donne ses boutons de culotte pour la quête afin que Bourvil puisse vivre sans travailler. Quel drôle de paroissien, celui-là, alors ! Et quelle drôle de messe !

La sono est pourrie de chez Pourri, le curé noir parle trop fort dans son micro, Madame Eliane chante juste mais avec une apathie de grenouille de bénitier qui supprime tout le coté musical de la chose et sans rien d’enflammé ou d’enthousiasmant dans sa belle voix de ténor.

Le cousin Roger est sorti et je suis à deux doigts de faire comme lui.

Enfin, c’est fini. Devant l’église une belle DS 19 décapotable trône superbement. Je pose mon derrière contre sa portière pour photographier la haie d’honneur des rugbymen et les mariés qui vont bientôt apparaître sur le seuil. Mais la photographe officielle de la noce s’est déjà postée derrière et on me signale, vu qu’on n’est pas loin de Joinville-Le-pont » que « Jé gêne » !

Bon, elle est sympa la fille, en mode short et baroudeur, équipée comme pour un safari africain, et du coup je m’en vais la rejoindre derrière la Citroën. Je fais donc le tour et me retrouve coincé au milieu des copines à tablettes et des tantines à téléphone. C’est d’un ringard, désormais, ces appareils reflex 24x36 numériques !

Au moment crucial il y a bien le premier des rugbymen en bas à droite qui met son ballon dans le champ juste sur la figure du marié mais j’arrive quand même à lui coller un pain (naan, je déconne) et à engranger quelques clichés des tourtereaux.

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