Tweets OSB 2
Ce qui occupait le grand écran placé derrière les musiciens ce vendredi, ce n’était pas l’image des artistes, les gros plans sur la vélocité des archets, les plans fixes sur la rutilance des cuivres, les zooms sur la concentration des visages. Trop « has been », tout cela, des trucs de « ieuvs », du web -2.0 avant Jésus-Christ. La musique n’a plus rien de divin, d’exceptionnel, de transcendant, de spectaculaire. Le compositeur est un gros nase. Aujourd’hui celui qu’il faut admirer, c’est le gars qui utilise l’appli nouvelle sur son smartphone dernier cri !

Ce que l’on prône désormais, y compris dans votre institution, c’est l’interaction entre le nombril connecté et le monde entier considéré comme une marchandise gratuite et superfétatoire sur laquelle il est de la plus grande urgence d’apposer son avis de consommateur éclairé.

Je n’ai rien moi-même contre la connexion. J’en vis, c’est mon job de veiller à ce qu’elle soit bonne ! Même si j’ai l’air parfois de n’avoir qu’un seul neurone, je sais, j’ai repéré qu’il faut brancher un tant soit peu les câbles pour que l’étincelle lumineuse jaillisse sur mon écran ou pour que ma guitare électrique puisse faire « plonk plonk » dans l’ampli. Je sais même qu’on va de plus en plus vers une connexion sans fil !

Des commentaires, j’en dépose moi aussi ici et là sur le blog de personnes fort aimables qui me rendent la pareille et de ces échanges nait une relation sociale très appréciable. Je ponds même à l’occasion des « gazouillidiots » et des haïkus sur Twitter.

140829 C 005