Tweets OSB 3
Mais jamais, pour ce qui me concerne, je n’aurais la prétention d’imposer à une salle de concert pleine de 700 mélomanes la relation béate de mes petits états d’âme, qui plus est quand les sept cents personnes dans la salle ont payé pour y écouter de la musique et non pour lire des bêtises. Lire des bêtises, il y a des bibliothèques pour ça, Monsieur !

Cependant, comme je l’écrivais au début, chacun est libre et même chacune aussi. C’est vous qui organisez le spectacle. C’est vous qui décidez que ce soir Robert Bidochon vaut plus que Robert Schumann. C’est vous qui décidez que « C’est pas Mozart, c’est Dan Ar Braz qu’on assassine en lui plantant des tweets dans le dos ».

Je vous félicite donc de cette innovation et je vous invite aussi, par le même truchement des encadrés posés par-dessus le discours, à appliquer votre concept novateur lors d’un prochain concert de musique plus « classique » de l’OSB.

Je pourrai alors, moi aussi, de chez moi, déposer de croustillants commentaires semblables à ceux qui parasitent mon courrier depuis sa première page. « J’adore jouer au vrai ou au faux troll », comme disait Alfred Jarry. Je crois que je peux faire aussi bien que les twittos un peu gravos qui ont pollué vendredi la prestation de Dan Ar Braz. Pour ce qui est d’être dans la salle, si par malheur vous nous remettez ce couvert, il ne faudra par contre pas compter sur moi.

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