22 novembre 2015

La Vilaine au Moulin-du-Comte à Rennes le 22 novembre 2015 (1)

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L'hiver la maquille
D'une poudre de nuage :
Vilaine en beauté

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La Vilaine au Moulin-du-Comte à Rennes le 22 novembre 2015 (2)

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Il flotte de la poésie jusque dans cette partie
"dirty old town... by the factory wall" de la ville de Rennes.

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L'Ecluse de Moulin-du-Comte à Rennes le 22 novembre 2015

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Les fleurs de l'écluse
Regardent flotter les brumes :
Ouvrez leur les portes !

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Balade quasi hivernale au Thabor le 22 novembre 2015

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La chasse de Diane :
Sous les nuages d'hiver,
Thabor fantastique

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LE DERNIER BOTTETRAIN DE PARIS

C’est une idée qui nous bottait depuis longtemps : aller à la rencontre des petits commerces du temps jadis, entrer dans les bistrots qui affichaient autrefois sur leur devanture « Ici on peut apporter son manger », visiter l’échoppe d’un réparateur de machine à écrire à boule, etc.

Le hasard a fait que, ayant à faire rue de la Pompe, nous sommes passés devant le magasin de M . Jeannot. Les volets de la boutique ont déjà de quoi vous attirer l’œil : semblables à un tableau du peintre belge René Magritte, ils représentent les sabots d’Hélène, les bottes de sept lieues du petit Poucet, la pantoufle de vair de Cendrillon, les souliers de satin de Paul Claudel, le dernier des mocassins Mohicans, la godasse de Samuel en attendant Bécaud, les escarpins d’Iznogoud le fourbe qui rit, les chaussons d’Ernest, les Tatanes que Titine cherche après et d’autres chaussures d’elles-mêmes comme les mules du pape qui signifient qu’on vous attend de pied ferme ici.

Mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, M. Jeannot ne s’occupe pas de chausser les petits petons de Valentine, d’habiller le talon d’Achille ou de soigner les chevilles des personnalités qui enflent. Il faut entrer dans sa boutique et admirer son impressionnante collection de… fessiers princiers !

Car avant que la jet-set ne se délocalise au Pôle Sud, M. Jeannot a tiré le portrait de ces fesses de faces de cul-pincé. Moulés dans une résine synthétique souple, ils sont offerts, moyennant un léger financement, à votre roturière et pédestre vindicte. Comment ça marche, le bottetrain ? C’est simple ! Vous choisissez le séant de la personnalité que vous détestez le plus, vous chaussez le bottetrain – une ranger de pointure 78 – et vous vous défoulez en défonçant le postérieur de l’empaffé(e) notoire que vous avez choisi(e). Une variante consiste à envoyer votre pied dans le derrière en fichant le projectile dans une carabine Lebel de Cadix rebaptisée "fusil à pompe Mariano".

Nous avons testé la chose : cela fait beaucoup de bien. Avant de vous inviter à faire de même, nous laisserons le mot de la fin à M. Jeannot que nous avons interviewé :

- C’est, forcément, logiquement, une affaire qui marche, qui a marché et marchera toujours. Sans cette industrie qui est la mienne, la société ne peut pas avancer. Nous exerçons un rôle tout à fait positif, prépondérant et j’oserai l’affirmer, fondamental dans la marche en avant du progrès. C’est d’ailleurs ce que dit depuis des siècles la devise de notre famille : « Il ya des coups de pieds au cul qui se perdent ? Venez chez nous les retrouver ! ».

Pour prendre votre panard, une seule adresse : « Au coup de pied dans le cul », rue de la Pompe à Paris.

Plonk 01 Bottetrain

 Ecrit à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 17 novembre 2015 à partir de cette consigne :

Vous êtes correspondant du journal Ouest-France, grand reporter au Monde, journaliste à FR3… On vous a chargé d’assurer les reportages suivants pour la prochaine édition du journal :

  • Le premier congrès de l’association française d’apiculture à Nantes. Mme Adèle Petitpot est élue reine danseuse présidente à v
  • Les petits commerces du temps jadis : la boutique de monsieur Jeannot, le dernier bottetrain de Paris

Ils seront illustrés par une image de Plonk et Replonk.

LE CONGRES DE LA SOCIETE FRANÇAISE D’APICULTURE


Ce week-end, la ville de Nantes était en effervescence. Une foule vibrionnante se pressait dans la cour du musée-château. C’est là en effet qu’avait lieu le premier congrès de l’Association française d’apiculture. Rappelons à nos lecteurs des villes et à Najat Vallaud-Belkacem que le mot « apiculture » vient du latin « apis » qui signifie « abeille ».

C’est M. Jean-Louis Bourdon, le président sortant qui a présenté le rapport moral : « Notre association a-t-il déclaré, se porte bien, surtout depuis que l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours a trouvé le moyen d’expulser en dehors de nos frontières le plus volumineux et le plus gourmand de nos prédateurs. Grâce à l’invention de M . Jeannot, le dernier bottetrain de Paris, tout ce qui ressemble à un plantigrade à oreilles rondes s’enfuit devant la chaussure de pointure 78 qui lui est balancée depuis un fusil Chassepot modèle 1866 amélioré.

M. Pierre Dumaya, le trésorier de l’association s’est réjoui quant à lui d’un exercice comptable particulièrement fructueux cette année. L’association a fait son miel d’un été à pluviométrie faible et à fleurissement maximum de la tombe de Jean-Louis Foulquier, membre honoraire, ancien animateur de l’émission « Pollen » sur France Inter.

Les rapports et le montant de l’adhésion ayant été adoptés à l’unanimité, on a procédé ensuite à l’élection du bureau et à celle du président. La compétition a été rude. Cela bourdonnait comme dans une ruche autour des urnes. On comprendra vite pourquoi quand on aura dit que le mandat de président est désormais décerné à vie

Mme Bee Bee Dridgewater, Mme Célimène Hoptère, Mme Christine Butine et Mme Zaza Lalvéole ont été largement battues par Madame Adèle Petitpot qui les a écrasées de sa superbe, de sa pot-pularité et de sa royale corpulence. C’est en effet elle qui a été confortablement élue reine danseuse présidente à vie de l’association.

Après l’allocution de remerciements de la lauréate le congrès a clos ses travaux en réaffirmant haut et fort la devise de l’association « You know what ? I’am Apiculteur » et l’on s’est séparé en chantant « Les abeilles » de Bourvil, une chanson pas piquée des hannetons.

Nous avons demandé à la statue de la duchesse Anne de Bretagne de nous donner son avis sur ce congrès qui avait lieu dans son ancienne demeure. La jeune femme, devenue SDF sur la petite place devant le pont-levis ne manque jamais de répondre à un micro-trottoir.

- Qu’est-c e qu’ils ont, où est-ce qu’ils vont, ces mectons ? Complètement zonzons ! Il y en a qui voulaient rentrer chez eux à dos d’éléphant, d’autres qui ont demandé à visiter la galerie des machines et ceux qui étaient venus de loin sont allés prendre dard-dard l’avion à Notre dame des landes alors qu’il n’y a et n’y aura jamais d’aéroport là-bas ! Mais je n’ai pas tout perdu dans l’histoire : la reine-danseuse présidente, dans l’émotion de sa victoire en a laissé tomber son baladeur MP3. Depuis j’écoute en boucle son album préféré.
- C’est quoi ?
- Abeille road, des Bee-tles.

Plonk 02 Adèle Petitpot

LES DIAMANTS SONT ETERNELS

Si j’eusse été moins pudibonde
Je serais devenue James Bond
Girl.

C’est que je suis pas mal gironde !
J’aurais pu le séduire, James Bond,
Man !

Je n' suis pas de cell's qu’on lutine
A l’arrière de l’Aston Martin,
Stop !

Même si j’ai, là où il le faut,
Toutes les rotond
Ités qu’il faut
(J’ai même, peu de gens le savent
Une voix délicieus’ment suave
Et des fesses bien rebond
Ies)
Je me méfie des arnaqueurs
Et je ne joue pas au docteur,
No !

Et pourtant j’aime le danger,
Le mensonge, la comédie,
La cruauté, la perfidie
Et lorsque je suis investie
Je peux jouer les travesti(e)s.

Si je n’étais pas obligée
D’amuser autant la galerie,
De l’Ob ou de l’Iénisséi
J’aurais envoyé moi aussi
Quelques bons baisers de Russie
A ce vieux zéro zéro sept
Dont les actions s’barrent en sucette
A l’anis
Depuis que le mur est tombé.

Je suis royale au casino,
Je fais craquer la Lune à Brno
Je suis adorée de tout le monde !

Il peut venir le gars james Bond
Se mesurer à ma faconde
Car si cet homme est un fortiche
Il est avant tout un British :
Il est rare que je m’entiche
De tels bravaches
Vache-
Ment mach
os
Je les fais cuire en gaspacho !

Je préfère l’homme aux doigts d’or
Qui m’a peinte brune quand j’étais blonde,
Qui m’a transformée en trésor
Qu’on admire partout à la ronde
"Dans tous les coins de la mappemonde"

Aussi j’envoie paître James Bond !
Qu’il s’en aille aux îles de la Sonde
Aux Seychelles ou à Ibiza !

Ma gloire n’est pas moribonde
Je suis plus célèbre que lui :
La meilleure espionne d’Italie !

Mon nom de code ?
"Mona Lisa"
On m’appelle aussi "La Joconde" !

2015 11 21 Bons_baisers_de_Russie de l'agent Mona Lisa


Ecrit hors délais pour le Défi du samedi n° 377 d'après cette consigne

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