15 août 2015

Le Festival Epos à Vendôme (Loir-et-Cher) le 4 juillet 2015 (3)

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Au cours de cette même journée nous aurons découvert aussi, à 11 h 30 « Un Esprit malin » par Pierre Rosat. Il s'agit d'une adaptation de « Le règne de l’esprit malin » de Charles-Ferdinand Ramuz, bien racontée mais pas très drolatique non plus.

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Le Festival Epos à Vendôme (Loir-et-Cher) le 4 juillet 2015 (4)

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A 17 h « La véritable Histoire du Haricot magique » par François Vincent. Là c’est fortiche aussi : comment tenir une heure et quart avec cette histoire minimaliste mimée superbement et racontée un poil trop longuement avec le soutien de refrains de guitare. Horizontale, la guitare !

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Le Festival Epos à Vendôme (Loir-et-Cher) le 4 juillet 2015 (5)

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Ne m'invitez jamais à vos festivals (festivaux ? festivaches ? festicochons ?) :
je "ne fais jamais rien qu'à" photographier les dos des spectateurs et spectatrices !

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ELEPH-ERRE-ALGUE-ANT ?

Moi aussi j'ai une mémoire d'éléphant. Et je me souviens bien d'avoir déjà envoyé un texte sur ce thème de l'éléphant au Défi du samedi. Grâce à M. Google, mon archiviste préféré, je l'ai retrouvé. Il est ici mais je vous fais grâce de sa republication, même si sa relecture m'a bien fait rire.

J'ai préféré faire oeuvre originale et du coup j'ai traduit très librement la chanson "Effervescing elephant" évoquée là-bas et qui figure sur le deuxième album solo de Syd Barrett, membre fondateur de Pink Floyd un peu trop vite barré à l'acide à mon gré.

En français, c'est bien allumé aussi ! 

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Un éléphant effervescent
Cogitait dans un verre à dent
Il se rappelait le bon temps
De ce petit cirque ambulant
Il allait de villes en villages
N’était jamais que de passage

Il y faisait son numéro
Juché sur un petit vélo
Il faisait rire les enfants
C’est là le lot des éléphants
Maintenant c’n'est plus pareil
Il fait noir et il a sommeil

Ah mon Dieu quell’ drôl’ de nuit !

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Mon éléphant effervescent
Se rappelle aussi ses parents
Son oncle Hathi, l’exceptionnel,
Aux Indes il était colonel
Mêm' les tigres en avaient la trouille
Lorsque déboulait sa patrouille

Il se souvient de Tante Odette
Qui habitait dans une éprouvette
C’était une femme d’expérience
Elle travaillait pour la science
Tout d’abord à Gif-sur-Yvette
Puis à la Cité d’la Villette

Oui vraiment ça c’est Paris !

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Mon éléphant effervescent
Sait qu’il y a des milles et des cents
Un grand oncle phénoménal
Fut alpiniste sous Hannibal
Et qu’un autre, couvert de poils
A fait trembler Neandertal

Il y eut aussi dans la famille
Celui qui habitait la Bastille
Il y chantait de l’opéra
Pour Gavroche au milieu des rats :
Le grand aria d’Iphigénie
Qui change de pied sur l’coup d’minuit

C’est du moins c' que dit Tardi

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Mon éléphant effervescent
Hyper-mnésique à cent pour cent
Se souvient du cousin Dumbo
Vêtu d’une cape ridicule
Qui volait dans un ciel très beau
Sur une vieille pellicule

Il connaît tous les temples où crèche
Ce gros rigolo de Ganesh
Quand les hommes boivent il devient rose
Il se moque de leur cirrhose
Et de leur propension notoire
A proclamer « défense d’y voir »

Même si c’est en Zambie

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Mon éléphant effervescent
Vous trouverez cela décevant
Je l’ai rencontré une nuit
Où je souffrais d’une insomnie
Et d’un fabuleux mal de crâne :
J’avais besoin d’un Doliprane

J’ouvris l’armoire à pharmacie
Située au-d’ssus du lavabo
J’découvris qu’il n’y avait ici
Ni aspirine, ni placebo,
Ni même de tube d’Efferalgan
Alors j’avalais l’éléphant

Et ma chanson est finie

A moins que je ne me trompe ?

 

Et je vous l'ai chantée aussi ! 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 363 d'après la photographie ci-dessous :

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Le Festival Epos à Vendôme (Loir-et-Cher) le 3 juillet 2015 (1)

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 Photo prise à Saint-Sauves (Puy-de-Dôme)

Après la lecture d’Orphée, je rejoins Marina B. au 3e étage du Quartier Rochambeau pour y entendre « Réflexions d’Alice » par Anne Boutin-Pied.
La « conteuse? » s’excuse d’entrée de jeu en disant qu’elle ne va donner qu'une lecture de "De l’autre côté du miroir" de Lewis Carroll. Pourquoi ? Il était convenu qu’elle nous délivre l’œuvre en la sachant par cœur ? Nous découvrirons plus tard que dans cette secte-là, la réponse à cette question est "oui" ou presque ! Elle s’en tire admirablement, du reste, naviguant d’un pupitre à l’autre et racontant sans rien lire, sauf pour les formules en anglais, la rencontre du morse et du charpentier, le jabberwock, Humpty Dumpty, la reine rouge, Tweedledum et Tweedledee. La chaleur est étouffante dans cette petite salle de spectacle et à la fin l’émotion intense. On devine que la jeune femme a bien plus qu’aujourd’hui sué sang et eau, et pendant deux ans encore, pour arriver à cette maîtrise. Dommage que j’aie rangé ma casquette dans mon sac à dos parce que sinon je tirerais mon chapeau. Je le fais a posteriori.

Une des particularités du Festival EPOs est que les photographes boulimiques dans mon genre se sentent dans leurs petits souliers. Personne ne photographie les "conteurs?" pendant leur prestation. Je n'ai pas osé déroger à la règle. Je voulais aussi publier des illustrations de ce livre par Arthur Rackham mais n'en ai pas trouvé. Par contre il y a ceci qui est bien mais je n'ai pas d'indications quand à l'auteur(e). Le nom du fichier mentionne by Autonoe ?

alice de l'autre cote du miroir Autonoe

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Le Festival Epos à Vendôme (Loir-et-Cher) le 3 juillet 2015 (2)

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Le soir, nous nous rendons à la Chapelle Saint-Jacques pour le spectacle « La Solitude du Coureur de Fond » par Patrick Mons, accompagné par Ésaïe Cid (saxophone).

La chaleur est encore plus étouffante et le fait que le comédien dise ce monologue d’un coureur de fond - un jeune homme enfermé dans un pénitencier - en mimant la course n’arrange pas les choses. Ce succédané de roman noir est rudement bien interprété. Mais c’est un roman noir sacrément bien écrit et terriblement réaliste et ça, ce n’est plus ma tasse de thé. Marina B. trouve que le saxophoniste est de trop. Moi je me demande « s’il n’est pas un peu trop  jazz » : c’est une blague familiale, un commentaire qui vient dès qu’on est amenés à en entendre, du jâze. On tient quand même jusqu'au bout et on admire la prouesse. 

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Le Festival Epos à Vendôme (Loir-et-Cher) le 4 juillet 2015 (1)

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 Le samedi matin, nous visitons la ville puis nous nous rendons au Salon du livre de conte, au marché couvert. Grâces soient rendues à Mme Muriel Bloch. Elle nous livre là une prestation bien plus traditionnelle, bien plus captivante, faite de légendes de tous les pays et nous délivre l’histoire de la bibliothécaire paranoïaque : un régal !

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Le Festival Epos à Vendôme (Loir-et-Cher) le 4 juillet 2015 (2)

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Le midi nous déjeunons de mezze au restaurant la Cappadoce. La manifestation « tout le monde conte-lit », en face, semble faire un flop toute la journée. Nous aurions pu y chanter « La légende » avec un soutien de ukulélé mais non car il y a une règle du jeu : vous vous présentez spontanément avec le livre que vous souhaitez partager et c’est parti pour dix minutes.

Je livre ici ce que j’ai noté dans mon cahier orange et qui relate mon jet d’éponge de la soirée du samedi :

"Le Festival EPOS ? C’est un concept basé sur un souvenir littéraire, celui de «  Fahrenheit 451 » de Ray Bradbury. Il se trouve donc en Vendômois et ailleurs des gens assez fous pour mettre dès maintenant en pratique cette idée d’homme-livre afin d’en tirer matière à spectacle.

Pourquoi pas après tout ? Ca m’a semblé quand même ressembler par beaucoup, de ce fait, à une secte et n’avoir plus rapport que de loin avec le conte. C’est sans doute que dans « Littérature orale », il doit y avoir un grand L à littérature. Elle a plus de poids que l’oralité de la transmission qui caractérise le conte. Dès lors, le côté supportable ou pas de l’entreprise est lié au choix des textes, au découpage effectué, à la façon dont on agrémente ce pensum intellectuel de la lecture globale, pardon, intégrale d’une œuvre en public.

Je veux bien accepter qu’on réduise la trame de «Ce qu’Alice trouva de l’autre côté du miroir » à cette progression linéaire du pion Alice de la deuxième à la huitième case d’un échiquier mais j’y perds l’aspect labyrinthique et inquiétant du délire Carrollien. Si on dit "Vive le livre", alors qu'on me laisse lire comme je veux, ce que je veux, à ma façon, à mon rythme personnel.

Je supporte "La solitude du coureur de fond", même si je me sens mal à l’aise de voir l’acteur s’agiter sur la scène dans un univers carcéral noir, glauque et humide à souhait alors que nous transpirons nous-mêmes à grosses gouttes dans cette chapelle si peu fraîche du fait de la canicule, même si ce n'est pas un récit que j'irais lire. Nous sortons un peu écrasés de tout cela.

Mais le samedi soir, je dis stop devant cette histoire d’Amérindiens cannibales plongés dans la guerre de 14-18. On ne me forcera pas à l’entendre et on ne me donne pas vraiment plus envie de la lire. Comme je suis libre d’éteindre le poste ou de quitter la salle quand ça ne me convient pas, on sort, effectivement.

Eh bien figurez-vous que nous serons même punis de cette désertion, de cette désobéissance aux codes intellectuels du spectacle sado-masochiste Epossien : tous les bistrots sont fermés ce samedi soir à 22 heures ! Adieu la limonade ! Nous nous contenterons de l’eau du robinet !

Je profite de la fin de la soirée pour terminer le Modiano en cours « Quartier perdu » et je chope une idée géniale : relire chacun des romans du monsieur en compagnie de Google Maps et de Street View afin de localiser la pagode, le boulevard de Courcelles, l’hôtel du narrateur, la maison de Gyp, celle de Carmen Blain. Moi aussi je peux inventer des concepts intellos ! ;-)

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