14 décembre 2014

L'épiphyllum Krapovensis : Rennes le 13 décembre 2014 (1)

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Il n'y a pas à dire : Marina Bourgeoizovna a vraiment la main verte.
Les miennes étaient plutôt blanches de farine ce week-end où je n'ai guère cessé de mettre la main à la pâte.
La cuisine, ce n'est pas du gâteau ! Enfin si, mais c'est du boulot !
J'imagine que l'horticulture aussi !

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L'épiphyllum Krapovensis : Rennes le 13 décembre 2014 (2)

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 La cohabitation des "Secrets du régime crétois" avec les pâtisseries orientales dans ma bibliothèque culinaire m'a fait hurler de rire !

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En plein dans le mille : Rennes le 13 décembre 2014

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Soleil fracassé
Dardant au travers des branches
Ses rayons de verre

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Vu du bus : Rennes le 12 décembre 2014

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 Les brumes des quais :
Combien manque à mes côtés
Michèle Morgan !

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Champs libres à la lumière : Rennes le 13 décembre 2014 (1)

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Les Champs libres : on va y chercher des nouvelles de Tchekhov, on n'y voit que des champs de spoutniks !

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Champs libres à la lumière : Rennes le 13 décembre 2014 (2)

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Les Champs libres : C'est quoi cette bibliothèque ?
Au rayon bandes dessinées, on ne trouve que des paysage de science-fiction !

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Champs libres à la lumière : Rennes le 13 décembre 2014 (3)

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Le hall d'entrée des Champs libres : outre la bibliothèque, le bâtiment abrite un planétarium, un espace des sciences et le Musée de Bretagne.

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PRETEZ L'OREILLE, BRAVES GENS !

Octobre touchait à sa fin. Les arbres perdaient déjà leurs feuilles. C’est alors qu’un étrange phénomène se produisit. Un mimétisme végétal gagna les livres et les hommes. Des feuilles de livres jaunirent puis se détachèrent, des oreilles aussi.

Pendant que les hommes s’occupaient à ramasser les feuilles mortes à la pelle les oreilles allèrent traîner ici et là de par le monde.

Certaines, très discrètes, intégrèrent des murs pour qu’aucune information ne se perde.

D’autres qu’on appela ennemies entreprirent de devenir espionnes : elles exercèrent ce métier avec la rage et le désespoir de la vieillesse.

Certaines grandes décidèrent de vadrouiller par paires. Elles se glissèrent sous les oreillers pour recueillir des secrets d’alcôves plus ou moins goûteux. Elles en furent pour leur frais : les gens qui dormaient sur elles ne pipaient plus aucun mot : ils s’endormaient illico, ronflaient et sciaient du bois dans un sommeil des plus profonds.

Des oreilles trop indiscrètes mais trop peu discrètes se firent repérer et furent taillées en pointe.

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D’autres retournèrent à l’école, se souvenant qu’elles avaient mal écouté les leçons des maîtresses. Mais le naturel revenant au galop elles oublièrent à nouveau de qui était le silence de Ludwig Van Mozart qui suit les œuvres de Wolfgang Amadeus Beethoven et elles se greffèrent à des bonnets d’ânes. Elles allèrent au coin coiffer les mauvais élèves, ceux qui disaient non avec la tête, rêvaient des oiseaux porte-plumes, du grand chemin de fer en sortant de l’école et des oiseaux qui ne saluent plus le képi dans la cage et les ratons-laveurs.

Pendant ce temps, l’hiver était arrivé. Plus un seul petit morceau de Scaramouche ou de Georges Feydeau ! Dans le théâtre de verdure, il faisait sombre sous la ramure. Sans oreilles les gens ne s’entendaient plus, ils tapaient comme des sourds sur le sol gelé pour qu’on leur rende l’ouïe, n’importe lequel des seize ou dix-sept, les grenouilles adorent demander un roi. Elles le font en coassant, comme la Lune. Et c’était cocasse vraiment toute cette angoisse de gens qui coassent et réclament à l’agence Tass que l’hiver se casse.

Cela dura jusqu’au printemps qui pour revenir cette année-là se fit tirer l’oreille. Gorgées de sève, de fèves, de galettes, de galéjades, de boutades, de salades, de fadaises, de coquecigrues et de carabistouilles les oreilles s’en revinrent vivre à la colle avec leur propriétaire.

Les miennes m’ont raconté l’histoire à peine croyable d’un gars qui était heureux parce que sa femme avait des amants. Elles étaient remontées là-dessus et avaient vu Bernard Dimey à Montmartre. Fariboles, leur ai-je dit, il est mort en 1981 !

De leur fable, je n’en ai rien cru ! Je n’en ai pas cru mes oreilles !

Mais plus tard j’ai descendu dans mon jardin et j’ai constaté avec elles que dans le John Le Carré de légendes où j’avais enterré ma bibliothèque avait poussé une chansonnette. 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 328 à partir de cette consigne

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