Loup Barrow à Transat en ville le 24 août 2013 (1)
Le dernier concert de « Transat en ville des vacances » a eu lieu pour moi hier soir place de la Mairie à Rennes. Il y en aura d’autres la semaine prochaine et nous aurons droit aussi aux six concerts de l’orchestre symphonique de Bretagne. Il faut bien ça pour accompagner ma réincarcération au rez-de-jardin de l’est de Rennes !
Hier soir, c’était Loup Barrow. D’après les vidéos présentes sur Internet, je m’attendais à une prestation musicale de type Oldfieldien (le Mike spécialisé dans les cloches tubulaires). Pas du tout !
Loup Barrow à Transat en ville le 24 août 2013 (2)
Déjà les instruments qu’utilise le monsieur rappelleraient volontiers le laboratoire du professeur Tournesol ou l’elektonik jâze de Martintouseul. Nommons les : il y a, entre autres, le cristal baschet, le séraphin, le hammered dulcimer. Une découverte pour moi qui en étais resté, en la matière, aux ondes « tri martenot yaouank » de Yann Tiersen.
Loup Barrow à Transat en ville le 24 août 2013 (3)
Loup Barrow s’est produit en trio avec un violoncelliste aux prénom et nom à peine bretons (du genre Gweltaz Jouanic !) et un batteur excellent mais un peu bruyant : au bout de trois morceaux, après avoir pris mes photos « posté dans un transat au premier rang », je suis allé, en vue de préserver mes précieux tympans, me réfugier au fond de la place pour entendre la suite du concert.
Loup Barrow à Transat en ville le 24 août 2013 (4)
Nombre de morceaux sont chantés en anglais. La voix de Loup et le style de ses compositions oscillent entre Peter Gabriel, Robert Wyatt, John Wetton et le Sting qui chante du John Dowland. Je sais, ça ne rajeunit personne mais j’ai écouté cela très religieusement et j’ai goûté d’entendre ces sonorités et mélodies proches du rock progressif anglais qui peuple généreusement les rayons de ma discothèque vinyle !
Alors longue vie et grand bonheur à toi, Loup Barrow !
SOURIRE DE FAÇADE ?
Si de chaque maison
Pouvait naître un sourire,
Si de chaque caserne
Sortaient des jardiniers,
J'aurais plus de confiance
En l'avenir du monde.
Loin des buildings austères
Qui préparent le pire,
Sur des chemins fleuris,
Optimiste et niais,
Je sème des sourires
Et rires à la ronde.
On peut toujours imaginer
D'autres chemins qui chantent
Plus qu'ils ne récoltent de rente.
Dans les paumes des mains
Il y a tant de lignes
De vie et chance différentes.
C'est ainsi que je vais,
C'est ainsi que je suis :
J'ai toujours bien aimé
Rêver avec les autres
Et préféré l'Hymne à la joie
Aux chants guerriers.
Ecrit pour le Défi du samedi n° 256 d'après cette consigne.
DES PAPATTES, OUI MAIS DES PANZOOTIES !
- Mais dis-donc, Cocotte… je ne sais pas si tu te rends compte mais… tu couves un chiot, là !
- Ah oui ? Mais ce n’est pas pire, Poulette !
- Pire que quoi, Cocotte ?
- Pire que le ramassis de signes non-spécifiques qui associent chez toi présentement fièvre, céphalées, toux, pharyngite, myalgie, asthénie et anorexie. Ne ressens-tu pas une modification de ton comportement t'incitant à augmenter le nombre de tes interactions sociales, ce qui donne à penser que les transformations neurophysiologiques chez l'hôte sont un avantage évolutif pour le virus ? N’éprouverais-tu pas le besoin d’inhibiteurs de la neuraminidase ?
- Eh minute, Cocotte ! Qu’est-ce que tu racontes, là ?
- Ne prends pas cet air ahuri de celle qui vient de trouver un couteau sans lame auquel il manque le manche ! J’ai reconnu les symptômes : toi tu couves la grippe, Poulette ! La grippe aviaire, même !
Ecrit pour le samedi n° 255 d'après cette consigne
LAPONIE EXPRESS ! CHOUBIDOU OIE !
- Si tu vas
Au pays de Selma
Lagerlöf
N'oublie pas,
Ramène-moi
Plein de töfs (1)
Des chaussures qu'on fabrique là-bas !
- De quoi tu parles, là
Joe Krapov ???
- Des blue SUEDE shoes !
(1) : töfs = phötös en suédois (a ne pas confondre avec le danois tøfs !)
Ecrit pour le Défi du samedi n° 254 d'après cette consigne et cette photo :