16 juin 2013

Trésors ramenés de la braderie de Cleunay à Rennes le 16 juin 2013 (1)

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A l'issue d'un repas familial et amical fort agréable pris dans notre petit jardinet ce midi, j'ai faussé compagnie sur le coup de 16 h 30 à mes invités pour aller faire un tour à la braderie de Cleunay. Bien m'en a pris ! J'ai acheté pour deux euros 10 cassettes enregistrées que je vais pouvoir effacer en vue de les réutiliser pour mes enregistrements musicaux : la modernitude est tellement bien faite qu'on ne trouve plus nulle part de cassettes vierges de ce type à Rennes. Surtout j'ai acquis pour un euro cet album qui retrace l'histoire de ce personnage un poil cabot - ou plutôt trois poils sur la tête cabot -, Pif le chien, qui m'accompagna longtemps hebdomadairement à l'époque où je portais encore des culottes courtes (mais à l'heure où je mets ces lignes sous presse je suis encore en bermuda, ce qui vous prouve que j'ai très peu vieilli depuis ce temps-là !).

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Trésors ramenés de la braderie de Cleunay à Rennes le 16 juin 2013 (2)

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Alors, là, à 2, 50 €, j'ai fait une affaire ! L'album est vendu entre 18 et 33 euros sur Internet !

Sauf que ma joie a été de courte durée ! De manière tout à fait scandaleuse, on le trouve en lecture gratuite sur Internet : http://fr.scribd.com/doc/139396314/05-Arthur-Et-Les-Incorruptibles

Sur ce site américain, des BD françaises sont proposées en téléchargement sur abonnement à 4 euros par mois. La question des droits d'auteur ne doit pas troubler trop le sommeil de cet agrégateur la nuit et je vais bien dormir aussi : ces idiots là n'ont pas mis de DRM pour interdire la fonction "enregistrer sous". Ca fonctionne un peu comme Youtube où l'on trouve désormais des concerts entiers de votre groupe de rock préféré en streaming. Pas étonnant dès lors que les magasins Virgin aient fermé. Après la disparition des disquaires, bientôt celle des libraires ?

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Trésors ramenés de la braderie de Cleunay à Rennes le 16 juin 2013 (3)

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En vertu de l'adage bien connu selon lesquels c'est dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures soupes, j'achète surtout des livres d'humoristes décédés. A un euro le bouquin, je crois que j'ai mis la famille sur la paille pour de longs mois. Ce n'est pas grave. En vertu de l'adage bien connu selon lequel un bon rire vaut un bon bifteck je me nourrirai du contenu de ces deux livres dans mon cachot cet été (ou tout de suite après avoir terminé "L'agneau" de Christopher Moore,  une série noire iconoclaste que m'a refilée Marina Bourgeoizovna).

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Trésors achetés sur Internet : résumé au 16 juin 2013

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Ces quatre albums-là, vu le prix fort auquel je les ai achetés sur Internet ou à la librairie "M'enfin" rue Victor Hugo à Rennes, on va dire que c'est mon cadeau d'anniversaire. Le prix fort, c'est leur prix public : entre 15 et 20 euros l'album. Comme je n'achète plus de B.D. depuis longtemps, je ne me rends pas bien compte : ce n'est peut-être pas si cher que ça !

Ah, au fait, je ne vous l'(ai pas dit, mais je suis en train de racheter mon enfance !
- Pourquoi, tu as beaucoup péché à cette époque-là, Joe Krapov ?
- Tu as raison, je me suis mal exprimé : je suis en train de racheter les lectures de mon enfance !

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CRITIQUE DRAMATIQUE AMBULANT (1)

Quand reviennent les beaux jours dans la ville que j’habite, je me remets à exercer l’improbable métier que j’ai toujours rêvé de faire : critique dramatique ambulant (CDA). Je monte dans le bus avec un pliant de camping à la main et je vais écouter « La Traviata » sur écran géant place de la Mairie à Rennes. Je vais découvrir un quatuor de musiciens inconnus, le Gribi quartet,  et faire partie, en fin de leur concert, d’une chorale improvisée qui entonne avec eux des ragas indiens et des chants de griot africain. Bientôt je planterai ma tente au camping de La Flèche (Sarthe) pour retrouver « Les Affranchis ». Dimanche dernier, le CDA que je suis a fait sept kilomètres à bicyclette pour aller voir des spectacles en plein air. Vous auriez pu le reconnaître à son sac à dos d’où dépassait une pompe à vélo et à son casque de cycliste pendouillant par-derrière le sac. Merci en tout cas au journal « le Défi du samedi » de bien vouloir publier ce compte-rendu de randonnée culturelle quelque peu déjantée mais pas trop : « On fait ce qu’on pneu comme disait mon confrère Paul-Louis Mignon à son pote Henri III ».

Tout le temps de la semaine me semble un monde cafardeux, noyé de chagrin, de boulot, de quotidien subi, de peines de prison pour le cœur. Quand on a besoin d’oseille, une vie à gagner, on se trouve trimballé du lundi au samedi sans entrain. Bien meilleur est le dimanche, plein de renouveau, de bonheur charmant, de merveilles, de chansons et d’oiseaux.

Même parmi la foule du festival Robinson à Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine) on revit, seul au monde ou presque, l’aventure de l’île au trésor. Amarrée au bord de l’eau du canal d’Ille-et-Rance la péniche-spectacle de M. Charbonneau sert de point de ralliement. C’est qu’on va cavaler, pendant les heures qui viennent, de la cale Robinson au jardin du moulin, traverser la grande pelouse, emprunter la passerelle pour aller du côté cour au côté jardin.

Que retenir cette année de ce bon vieux festival Robinson ? Tout ou quasiment tout ! Mais puisqu’il faut choisir de vous raconter un seul de ces spectacles de théâtre de rue, avouons le faible éprouvé pour le « Prince à dénuder » de la compagnie Ocus.

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Aurais-je été séduit par l’entregent de la comédienne, par les côtés charnels de son désir de prince charmant, par sa voix chaude et sa science de l’escrime ou de la descente de petits verres ? C’est possible : un rien m’émoustille pourvu qu’il soit femme ou fille, violoniste irlandaise, danseuse bretonne ou même cantatrice grecque jouant une fille perdue à cheveux gras dans un opéra italien adapté d’un roman français à flanquer la tuberculose à plus d’un effeuilleur de marguerite.

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Mais le prince qui viendra, qui arrive au galop, qui déboule sur le terrain herbeux de la séduction cavalière, il faut bien avouer qu’il n’est pas mal non plus. Comme le dit la notice du spectacle-médic-amant « le prince est charmant, il sent bon, il joue de la guitare comme un dieu, il fait des poèmes sous la lune et il a les dents qui brillent ". Alors pourquoi cela ne marche-t-il pas entre ce clone moyenâgeux de Gatsby le magnifique et cette Blanche-Neige transfigurée par les messages du MLF que les corbeaux du coin ont portés jusqu’en son château de carton-pâte ?

CRITIQUE DRAMATIQUE AMBULANT (2)

Pourquoi nous ravit-il, ce « spectacle de rue pour une princesse, un prince, une guitare et un cheval moche » ? Parce que c’est du cinéma en vrai, et du grand et que tout y passe ! Dès l’arrivée de l’homme sur son cheval de son on pense aux « Visiteurs du soir » et la guitare électrique semble Garance-tir à qui guette des tonneaux de Satisfaction. Quand elle lui commande une suite de sérénades en les appelant par leur numéro dans la liste, c’est le juke-box d’American graffiti réinventé à sauce troubadour-trouble amour : Mel Brooks revisite le temps à coups d’anachronismes et tout le dernier siècle en chansons défile car on entend Brassens, Renaud, Vassiliu, Bob Marley, Sanseverino et même Gilbert Bécaud. 

Mais lesdits bécots attendront car le western a commencé ! Il l’a traitée de tarte et sur le jardin du moulin Laurel et Hardy sont apparus, Mack Sennett macule la saynète, l’entarteur belge frappe encore – Tiens voilà du Godin, du badin, du gadin ! - et la mousse à raser, à défaut d’épinards, jette un froid entre Olive et Popeye. Ca ne va pas toujours de soi, d'aller de conserve !

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On fera très vite d’une rapière deux coups et on se retrouvera dans Scaramouche avec des bleus à la lame comme à l’âme avant que d’un épithalame elle ne finisse par avouer son feu (Ocus !) de sorcière de Salem à ce salaud d’homme.

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CRITIQUE DRAMATIQUE AMBULANT (3)

Je passe sur la scène du mariage qui rappelle par trop les malheurs de Marilyn M. Epouser un boxeur, un intellectuel ou un employé de Meetic, c’est toujours découvrir que le prince charmant vous préfère un beau jour la galette-saucisse, la bière devant le foot et le manque de romantisme absolu avant la prière du soir sur la route de Memphis.

 

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Alors, Castafiore castratrice, matriarcale Bretonne de Saint-Germain-sur-Ille, Claire Laurent épingle Benoît Bachus – bravo à tous les deux – parmi les têtes de nœuds papillons qui se castagnent à perdre la raison aux alentours du parc des princes et le finale est beau comme dans le « Docteur Jivaro ». Les comédiens peuvent venir saluer. Tout ça c’était pour rire et on a bien ri. Le public sait bien que dans la vraie vie les gens s’aiment, s’épousent, ils sont heureux longtemps et ils ont beaucoup d’enfants. C’en est au point qu’en lieu et place du bonheur, il faudrait nationaliser le mariage pour tous !

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Fasse le ciel que ces parents modèles emmènent encore longtemps leurs moutards - qui me montent parfois au nez – à ce genre de festival. Ces spectacles font mon bonheur et en revenant à Rennes sur le vélo pourri qui me sert de cheval moche, je me suis pris moi aussi à fredonner « Un jour mon prince viendra » puis j’ai pensé que la veille, en centre-ville, 3000 personnes ont défilé pour la marche des fiertés homosexuelles.

On fait de drôles de rapprochement quand on se promène au bord de l’eau ! 

C’est sans doute qu’en bullant, le critique est parfois dramatique !

Ecrit pour le Défi du samedi n° 2590 à partir de cette consigne.

CRITIQUE DRAMATIQUE AMBULANT (4) : POST-SCRIPTUM

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Peut-être, finalement, n'était-elle qu'une allumeuse ?

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- Même la plus crème de toutes les femmes n'accepte pas de se faire traiter de tarte !
- De quiche, alors ?
- Baissez d'un thon, Monsieur, je vous prie !

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Ni la zoophilie...

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...ni l'homosexualité ne me semblent des solutions viables...

...mais chacun vit comme il veut !