05 mai 2013

Rue Nantaise à Rennes le 4 mai 2013 (1)

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Nouvelle enseigne de restaurant rue Nantaise.
Non conventionnel ? On y sert quoi ?
Des nouilles et du jambon ?
Des frites au ketchup ?
Du Nutella au Nutella ?

 

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Rue Nantaise à Rennes le 4 mai 2013 (2)

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Sieste au pied des glycines

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VERSION MODERNE D’UNE HISTOIRE ANCIENNE

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Dans une forêt de jambes, de pieds, de bottes odorantes, le petit Poucet se frayait difficilement un chemin. Cela faisait longtemps maintenant qu’il n’avait plus senti la main de sa maman dans la sienne, il avait perdu ses frères en chemin et pour ne pas se faire écraser, il s’était accroché à un bas de pantalon.

Puis il avait lâché prise, s’était réfugié sous une feuille de salade, avait écouté les annonces de produits en promotion, avait regardé les ogres qui passaient et repassaient dans ce lieu éclairé au néon en poussant leurs tombereaux chargés de petits enfants coupés en morceaux, de fruits, de légumes. Le petit Poucet était un être courageux, opiniâtre. Il ne fallait pas qu’il pense qu’il s’égarait d’avantage, qu’il tournait en rond et ne retrouverait jamais son chemin.

Cependant, comme il n’en pouvait plus de fatigue, il se hissa sur le sommet d’une sandale. Il avait eu le temps de voir, en levant le nez, qu’il se trouvait à la verticale d’un monstre de sexe féminin.

Il n’y avait pas, il fallait qu’il se manifestât. En même temps que sa maîtrise du subjonctif, il sortit de sa poche un cure-dents et, comme le gros orteil de la dame était en charpie – elle avait dû l’éclater en shootant dans un piano un jour de colère ou d’inattention - , il planta son épine dans le petit orteil de sa transporteuse.

Au début, cela ne lui fit rien à l’Adrienne, puis, à la troisième piqûre, irritée, elle se pencha et vit le minuscule petit lutin qui lui demandait de sa toute petite voix :

- S’il vous plaît, madame ? Est-ce qu’on est encore loin de la sortie du Supermarché Géant ?

Ecrit à l'atelier d'écriture de Villejean le 2 avril 2013. Il s'agissait d'un texte tournant. Les deux premiers paragraphes ont été composés par Dominique et Eliane.

 

LA FOURMI ELECTRIQUE

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Je suis la fourmi électrique,
La productrice infatigable.

Je bosse chez Philip K. Dick :
Je répare quand il pète un câble.

Lorsque Vulcain devient marteau,
En attendant l’année dernière,
Je vais mettre en haut du château
Les boules de la loterie solaire.

Toute réalité m’esquinte.
J’arrive au bout du labyrinthe
Et j’y découvre, délétère,
La vérité avant-dernière :
Je suis la fourmi électrique
Et le monde a pété un câble.

Mais, sous votre peau de plastique
Etes-vous certain d’être aimable ?

S'EVAPORER

Si, à Pise, la tour partait dans la nature,
Eprouverais-je alors un penchant pour Florence ?
Le vieux pont sur l’Arno serait-il aventure
Ou serait-il atteint aussi de transparence ?

Venise sans soupirs au pont de l’ascension,
Paris sans tour Eiffel, Rome sans Colisée…
Que pourrait signifier cette disparition
Des monuments du monde entier les plus prisés ?

Et pourtant, chaque jour où l’on marche dans Rennes
Voit disparaître autant de pépites célèbres :
Baigneuses colorées pêchées comme sirènes
Et la Maison du peuple enfuie dans les ténèbres.

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Rue Saint-Louis, combien de temps survivra-t-il,
A l’Artiste assoiffé de choses surprenantes,
Le terrifiant et surprenant ptérodactyle
Qui joue le rôle ici de l’éléphant de Nantes ?

De la ville éphémère humble et doux serviteur
J’archive le travail du Temps. Ce que j’observe
Devient trésor au fond de mon ordinateur
Au fur et à mesure qu’Il flanqu’ tout aux réserves !

Ecrit à l'atelier d'écriture de Villejean le 26 mars 2013

 


DU PARADOXE BELGE

23 lignes pour souligner ce paradoxe incroyable, à savoir que la Belgique est le seul pays au monde à nous faire cadeau d’artistes de talent qui, à l’instar de René Magritte, font consensus autour d'eux partout sur la planète ou au moins dans ma salle de bain ? Mais on me demande l’impossible, là !

Car la liste va être longue des natifs et natives d’outre-Quiévrain que l’on pourrait asseoir dans le fauteuil du peintre surréaliste. Et le jeu risque d’être amusant : quel objet donner en pâture-peinture à l’artiste belge « clairvoyant » ?

Nous mettrons hors-jeu d’emblée Verlaine et Rimbaud : déjà ils étaient Français et le voyant, sans doute pas clair, n’a pas vu venir le coup de revolver !

A part cela, qui pourrait avoir une dent contre Jacques Brel ? Son « Ne me quitte pas » n’est-il pas la chanson d’amour par excellence ? Ses « Flamandes » et ses « Bourgeois » nous ravissent toujours alors que ses « Bigotes » sont le portrait le plus prémonitoire qui soit de Christine Boutin et Frigide Barjot en train de participer à la procession du Saint-Sang à Bruges («Nous partîmes Saint-Sang mais par un prompt renfort… ») ?

Asseyons le grand Jacques dans le siège de René et posons sur le guéridon une péniche. Nul doute qu’il peindra sur la toile une potence afin que le canal s’y puisse pendre, c’est là une tradition du plat pays qui est le sien.

A la place d’une péniche, installons une gondole. Avec de l’Italie qui descendrait l’Escaut il nous fera des vues de Bruges, une ville ou moi aussi je retournerais bien volontiers.

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Changeons la gondole pour un sifflet et rappelons un peintre et un cinéaste. Paul Delvaux nous peindra une de ses gares magnifiques ou de belles dames hallucinées et dénudées sembleront échappées tout droit du Malpertuis de Jan Ray. Sur le quai B la locomotive et les wagons d’ « Un soir un train » d’André Delvaux s’arrêteront.

Une carte postale de Sète ou de Caen suffira pour que Raymond Devos nous peigne une mer démontée, mais lui est hors compétition : même avec trois fois rien il nous faisait toujours quelque chose de neuf.

Du chapeau melon de Magritte Simenon coiffera Maigret et sur la toile il posera ce moment où tout bascule dans la vie d’un homme. Cela prendra la forme d’un jockey perdu, individu figé dans l’écorce ou la course du temps.

D’une fleur dans un verre on verra naître sous la plume de Franquin le fantastique Gaffophone.

D’un demi de bière – pour la marque on n’aura que l’embarras du choix ! – Annie Cordy en fera des tonnes et des tonneaux pour caricaturer Angela Merkel en Frida Oum Papa.

Avant que la limite des 23 lignes ne soit atteinte ou dépassée, révélons un dernier secret : lorsque la séduisante Georgette, l’épouse de Magritte, a posé sur la table un almanach Vermot, ni Zigmund, ni Sebarjo ni moi n’avons volé ce livre. C’est bien sûr Jean-Luc Fonck, du groupe Sttellla, qui s’en est emparé pour truffer de bons mots quelques galettes reconstituantes dont, plus que jamais en cette période d’austérité, nous vous recommandons l’usage. Car c’est aussi ainsi, par cette jovialité et cette humanité partagées qui vont du Libellule de Maurice Tillieux au « Vous permettez, monsieur ? » d’Adamo, des « Yeux de ma mère » d’Arno au « Ca plane pour moi » de Plastic Bertrand, de « la longueur tuée dans l’œuf » de notre oncle Walrus au mariage de Mlle Beulemans, du Martini de Mussolini...

 

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...au W comme wagon de train d’Adrienne, des énigmes célestes d’Anémone à la poésie au point de croix de Lorraine, de t'Kliekske à la plus formidable des Belges d'honneur de l'Iowa, du marsupilami au Chat de Gelück, des « Ah que » de Johnny Hallyday aux merveilles de Julos Beaucarne, de Dupond à Dupont en passant par la Castafiore que la ligne est claire, qu’Allah est grand, comme disait Vialatte, et que le pays du Maneken Pis marque son territoire et réjouit ma mémoire. Cela dit, je reprendrais bien encore un Léonidas, ceux avec la noisette étant mes préférés !

P.S. Ce texte, accompagné de ceux que j’ai publiés ici ces dernières semaines, pourrait très bien intégrer un recueil intitulé : « 23 lignes pour chro-niquer mon Alzheimer ! ». Ca me plairait assez ! Et maintenant, chantons du Belge !

 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 244 à partir de cette consigne.

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04 mai 2013

Voir la vie en bleu à Rennes le 20 avril 2013 (1)

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Voir la vie en bleu à Rennes le 20 avril 2013 (2)

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Au terminus de la ligne on assassine Kennedy et à l'autre bout quelqu'un paie les pots cassés !

Sainte-Anne, s'il vous plaît, priez pour ce monde en folie !

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Voir la vie en bleu à Rennes le 20 avril 2013 (3)

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Ce clocheton nous porte bonheur !

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Voir la vie en bleu à Rennes le 20 avril 2013 (4)

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Pourquoi choisir le bleu ? C'est forcément une question d'optique !

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